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L'Algérie traverse la période la plus dangereuse depuis l'indépendance

L'Algérie traverse la période la plus dangereuse depuis l'indépendance
Le Parti des Travailleurs (PT), l’une des principales formations de l’opposition en Algérie, a mis en garde que la situation qui prévaut dans le pays, qui « traverse la période la plus dangereuse depuis l’indépendance ». « Alors que le processus révolutionnaire posait fondamentalement le sauvetage de notre pays par la rupture avec le système qui le mettait en péril, notre pays traverse la période la plus dangereuse depuis l’indépendance », a affirmé le PT dans un communiqué publié à l’occasion du 2è anniversaire du « Hirak » (22 février). Dans ce sens, le parti a rappelé que deux ans après le déclenchement du processus révolutionnaire, l’écrasante majorité du peuple, les travailleurs, les retraités, la jeunesse, les commerçants et artisans, les fellahs, les pêcheurs, les travailleurs indépendants vivent une véritable descente aux enfers notamment depuis le début du confinement dit sanitaire en mars 2020. Il a souligné que « la récession s’installe avec le recul de la consommation des ménages impactant le commerce, la production et menaçant les emplois », notant qu’il s’agit d’une « véritable guerre contre les bases économiques et sociales du pays ». Pour le Parti des Travailleurs,  » la révolution du 22 février 2019 n’a pas encore atteint ses objectifs ». Il a estimé qu’au contraire, « la victoire du peuple a été confisquée par un coup de force au compte du système pour le sauver ». « Le pouvoir de fait qui s’est imposé après la démission de Bouteflika » a mis en place un dispositif répressif renforcé et « imposé des élections présidentielles consacrant le maintien du même système honni, putréfié car périmé depuis octobre 1988, contre la volonté de l’écrasante majorité du peuple », a fustigé le PT. « Contre cet état de fait, le rejet du maintien du système, a été réaffirmé par l’écrasante majorité du peuple, tel un verdict sans appel à l’occasion du référendum constitutionnel, le 1er novembre 2020, lorsque 88 % du corps électoral ont exprimé une défiance franche à l’égard du scrutin même », a rappelé le parti de Louisa Hanoune, qui déplore que « le pouvoir persiste et signe dans sa recherche vaine de sauver le système en imposant la poursuite de son processus électoral au mépris des aspirations de la majorité ». Dans ce sens, le parti s’est demandé « si la répression politique et l’instrumentalisation de la justice seront abolies » et « si les libertés démocratiques, le libre exercice de la politique et de la presse seront consacrés ». Concernant la « très tardive dissolution de l’APN et le remaniement partiel du gouvernement », le Parti des Travailleurs a estimé « qu’ils ne sauraient répondre à l’exigence centrale de la rupture avec le système, de l’exercice par le peuple de sa pleine souveraineté qui sont au cœur du processus révolutionnaire depuis son déclenchement », ajoutant que « la nature du processus révolutionnaire a évolué, les priorités ont changé ». « Le départ du système, hérité du modèle de parti unique, est la condition pour l’avènement de la démocratie véritable, matérialisée dans l’exercice par le peuple de sa pleine souveraineté à travers une assemblée constituante nationale définissant la forme et le contenu politique, économique, social et culturel, des institutions dont il a besoin pour satisfaire toutes ses aspirations », a soutenu le parti des Travailleurs. « Le sauvetage du pays, la préservation de sa souveraineté et son intégrité exigent la satisfaction immédiate des besoins sociaux urgents de l’immense majorité (paiement des salaires, aide de l’Etat aux entreprises préservant les emplois…), la préservation du secteur public et le rétablissement des conditions normales de vie dans le cadre d’un véritable plan de lutte contre la COVID », a-t-il insisté. Il a relevé que ce plan doit s’articuler autour de la prévention et du renforcement du système public de santé, un plan de sauvetage de l’université et l’école, l’augmentation des salaires et retraites, l’arrêt de la politique de démantèlement des réalisations et conquêtes de l’indépendance, l’arrêt de toute forme de répression et la restitution de la parole au peuple algérien, a conclu le PT.





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