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Décryptage de l’affaire Pegasus : Echec d’une pièce théâtrale, pour faute d’amateurisme


Par Mehdi Hijaouy, Expert en sécurité, défense, stratégie et intelligence économique, Fondateur du Washington Strategic Intelligence Center

L’affolement du monde de Thomas Gomart en dit long, pour alléguer que « le cours de la mondialisation change sous nos yeux, donnant une singulière densité à notre époque. C’est à chacun de s’y préparer pour ne pas céder à l’affolement ».

A première vue et sans être un érudit expert analyste des relations internationales, l’affaire de « Pegasus» n’est qu’une comédie théâtrale créée de toutes pièces, visant à porter préjudice à la réputation d’un nombre d’Etats, essentiellement, ceux ayant réussi à rejoindre le rang des puissances émergentes, pour ne citer, à titre indicatif, que notre cher Royaume du Maroc ou encore l’Indonésie, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Mexique, l’Inde et la Hongrie.

Pour les concepteurs de ces faits mensongers et à l’exemple d’une scène de crime, l’on retrouve toujours, dans la constitution du puzzle, des pièces révélatrices manquantes de vérité et d’autres délatrices de menteries.

« Pegasus» en est une parfaite illustration puisque nombreux éléments démontrent, clairement, que d’une part, les tenants et aboutissants de cette affaire ne tiennent nullement la route et d’autre part, que certaines actions ne pourraient, aucunement, être menées à l’exemple de l’accusation du Royaume du Maroc de mener des opérations d’espionnage envers de hautes personnalités françaises, dont le Président de la République; Etant précisé que les relations privilégiées entre notre pays et cet Etat européen, entretenues depuis des siècles, ont toujours été qualifiées d’exemplaires, marquées par une coopération bilatérale dans tous les domaines, notamment, sécuritaire et qui est extrêmement efficace à tous points de vue.

Avant de lever le rideau sur cette affaire « Pegasus », en démontrant, avec un langage simple, logique et accessible au commun des mortels, que cette scène relève des fakenews et des opérations d’influence, de propagande et de déstabilisation des Etats, il serait donc fort opportun d’éclairer les citoyens, toutes nationalités confondues, sur la notion d’un logiciel espion, ses principaux fabricants et utilisateurs.

Logiciels espions : définition, portée et objectif ?

Ces softwares, utilisés par les services de Renseignement de tous pays, sont des logiciels espions qui s’installent dans tout appareil mobile, notamment, les smartphones, les ordinateurs, les caméras, les téléviseurs, en vue de collecter et de transférer, pour des raisons, principalement, liées à la sécurité nationale et transnationale, tout type d’informations et de données, visuelles, textuelles ou vocales, sur l’environnement dans lequel se trouve la cible, le plus souvent sans que celle-ci n’en prenne connaissance.

Comment est née l’Affaire « Pegasus » ?

Guerres de l’information, Guerres invisibles, Guerres numériques, Guerres cybernétiques, Guerres de la réputation ou Guerres sous l’ombre, constituent les nouvelles formes de bataille du XXIème siècle.

Pour enclencher une guerre, il faut bien trouver une raison, vraisemblablement, valable, bien qu’absolument fictive, qui puisse prouver qu’il y a atteinte aux Droits de l’Homme et à la vie privée des individus, pour gagner, dans un premier temps, le soutien d’un grand nombre de public, issu des quatre continents et ensuite l’enrober, dans le cadre d’une approche stratégique, qui puisse affecter, cette fois-ci, la sensibilité d’un nombre important de pays, à l’exemple d’opérations d’espionnages transnationales, hautement sophistiquées, portant résolument préjudice aux Etats.

C’est, d’ailleurs, ce qui s’était produit, suite à l’affaire d’Edward Snowden où toute la population mondiale s’était sentie concernée et lésée dans ses Droits les plus basiques, ce qui avait créé une frayeur sans pareil.

Revenons à l’Affaire « PEGASUS » : celle-ci a fait son apparition, suite aux résultats d’une enquête, soi-disant, menée par un consortium international de journalistes crée par Forbidden Stories, en collaboration avec Transparency International et ayant fait ressortir que 50.000 numéros de téléphone, appartenant à plus de 180 journalistes, ont été surveillés, dont ceux de hautes personnalités étrangères.

 Dénominateur commun entre les différents intervenants et éléments dans cette Affaire ?

La réponse est toute simple : la France, pour les raisons suivantes :

– La Secrétaire générale actuelle d’Amnesty International, Madame Agnès Callamard, promue à cette fonction depuis le 29 mars 2021, est de nationalité française.

– Les principaux dirigeants de Forbidden Stories sont de nationalité française.

– La plupart des personnalités internationales qui dénoncent le fait d’avoir été victimes d’actions d’espionnage par le Maroc sont française.

– le nombre d’articles publiés par les médias français a atteint en 72H un nombre exponentiel, d’où la volonté des pouvoirs publics français de vouloir surmédiatiser ce fait qui est totalement erroné.

– Selon un article paru le 9 septembre 2017 dans le journal Le Monde, la France constitue le plus gros marché des logiciels espions en Europe, non pas uniquement pour une clientèle étatique mais carrément privée.

Ceci démontre que ce pays européen est très en avance, technologiquement parlant, pour être en mesure de se prémunir, d’anticiper et de déceler toute opération d’espionnage de ce genre.

Droit des gens et « Pegasus »

Fabien Lafouasse, auteur de l’ouvrage « L’espionnage dans le Droit international », souligne que « l’espionnage est indissolublement lié à l’Etat-nation, dont les services de Renseignement sont des administrations officielles. Or, il est menacé par la mondialisation et ses méthodes d’investigation démodées par les technologies sophistiquées ».

Ce qui laisse admettre que l’espionnage et le contre-espionnage constituent les missions les plus régaliennes de tout service de Renseignement.

Une lecture intelligente d’Experts en Renseignement, pour différents supports médiatiques

D’ex-hauts responsables en Renseignement se sont interrogés sur le bien-fondé de mener toute une campagne acharnée sur une affaire qualifiée de « bidon » et de non-sens, alors que l’espionnage est une pratique de gentleman, admise et usitée par tous les pays.

Ci-après quelques autres évidences à retenir :

– Tous les pays savent qu’ils peuvent faire l’objet, à un moment ou à un autre, d’actions d’espionnage et par conséquent, ils s’équipent, impérieusement, en moyens techniques et logistiques de pointe, pour contrecarrer toutes éventuelles manœuvres de ce genre.

– Des logiciels espions peuvent, carrément, être mis en place par le fabricant de votre téléphone, pour suivre les déplacements physiques de son utilisateur et d’identifier ses préférences, pour mieux cibler les publicités qui seront, à l’avenir, affichées sur son appareil.

– D’autres programmes pourraient également recueillir des informations personnelles, à des fins d’espionnage industriel, d’usurpation d’identité ou autres.

Il incombe ainsi, en premier lieu, aux Etats de se protéger et de sensibiliser, de manière régulière, leurs citoyens contre toutes opérations d’espionnage et non pas d’aller, sans aucune preuve à l’appui, culpabiliser des Etats ou des entreprises, à des fins personnelles ou pour nuire, gracieusement, à la réputation d’un pays noble.

Un Maroc pleinement engagé en matière de sécurité internationale, pourtant accusé, injustement et méchamment, d’être impliqué dans l’Affaire « Pegasus »

Les services de Renseignement marocains se sont toujours distingués pour avoir repéré et paralysé des opérations criminelles transnationales, particulièrement terroristes, qui allaient secouer différentes zones géographiques, à l’exemple de la France, de l’Espagne, de l’Allemagne ou encore des Etats-Unis d’Amérique.

Toutefois et grâce à la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieux l’Assiste, le Royaume du Maroc ne brille plus uniquement au niveau sécuritaire, mais affirme, de plus en plus, sa présence sur les plans diplomatique, industriel, commercial, sanitaire, doctrinal (formation des Imams africains au Maroc), etc.

S’y ajoute la reconnaissance de la marocanité de son Sahara par la première puissance mondiale, que sont les Etats-Unis d’Amérique ou encore l’officialisation de ses relations avec l’Etat hébreux qui vient d’obtenir, tout récemment, le statut de Membre Observateur à l’Union africaine.

Autant de gloires et de réussites qui attisent la jalousie des Etats, dont son émergence africaine et régionale commence à leur faire de l’ombre, au vrai sens du terme, de partant les exclure de leur zone d’influence et les dépouiller de leur leadership.

Le Royaume d’hier n’est plus celui d’aujourd’hui : notre cher pays est une Puissance émergente régionale et africaine qu’il faut accepter et respecter.

Aussi est-il important » de noter que rien n’interdirait au Royaume d’utiliser des logiciels espions, pour des raisons justifiées, notamment sécuritaires ou encore pour assurer sa souveraineté nationale et défendre ses intérêts suprêmes, étant précisé que la surveillance des opérations, notamment, d’écoute par la justice marocaine est, hautement, garantie et répond aux principes et aux normes de Droit international, ainsi qu’aux pratiques, communément admises par toutes les Nations.

Conscient de ces accusations infondées, le Parquet général marocain a procédé, dès le 21 juillet courant, à l’ouverture d’une enquête judiciaire relative à ces « fausses allégations et auxdites accusations » et d’intenter des procédures judiciaires à l’encontre de toute partie, reprochant à notre cher pays de telles allégations mensongères.

Aussi, est-il important de noter que le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, lors de son entretien accordé à Jeune Afrique et publié en date du 22 juillet courant, n’a pas manqué de dénoncer ces imputations arbitraires.

Celui-ci a, clairement, dit que :

« Certains titres syndiqués au sein de ce consortium servent des agendas bien connus pour leur hostilité primaire envers le Maroc et sont ulcérés par ses succès, sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. C’est ce que ne font, ni Forbidden Stories, ni Amnesty International, qui se basent uniquement sur de pures supputations ».

En tous cas, le Maroc chérifien a porté plainte à Paris, contre Forbidden Stories et Amnesty International.

Les pays devraient accepter la nouvelle reconfiguration stratégique mondiale, y compris régionale et africaine

Une reconfiguration des relations internationales se construit, faisant ressortir de nouveaux défis géopolitiques, dont sont, surtout, concernés de nouvelles puissances émergentes, lesquelles ont réussi à élargir, de manière très significative leur leadership, emboitant, d’une certaine manière, le pas à certains Etats trop affamés et égoïstes, refusant, catégoriquement, d’accepter une bonne répartition des parts du marché international, de manière juste et équitable.

Guerre de l’information et Appel aux citoyens patriotes numériques, pour la défense des intérêts suprêmes de la Nation

« Je n’ai pas la force, tout petit individu que je suis, de m’opposer à l’énorme machine totalitaire du mensonge, mais je peux au moins faire en sorte de ne pas être un point de passage du mensonge », telle est une citation d’Alexandre Soljenitsyne, que les différents citoyens et médias nationaux devraient s’en inspirer, pour une défense acharnée des intérêts suprêmes du pays, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu le Glorifie, contre toutes manigances et propagandes, sciemment orchestrées, visant à affecter et ternir, d’une manière ou d’une autre, l’image rayonnante du Royaume chérifien.

Pour celles et ceux qui ont eu l’occasion de lire, ces derniers mois, mes contributions parues, essentiellement au journal Challenge, celles-ci étaient essentiellement et notamment axées sur le patriotisme, l’Intelligence économique et stratégique, la Sécurité et la Défense, la guerre de l’information, les fakenews, la toile numérique et le cyberespace, ainsi que sur la réputation de notre cher pays, particulièrement sa e-Réputation.

En tant que citoyen patriote, mon devoir consiste, du moins, à éveiller le monde de ces fausses informations, relayées par les médias et les réseaux sociaux.

J’invite, tout un chacun, chères lectrices, chers lecteurs, cher(e)s internautes, d’en faire autant, selon vos capacités et moyens, car unis et solidaires, nous réussirons à rehausser le drapeau de notre Royaume, avec bravoure, à anéantir toutes les forces étrangères et nihilistes, désireuses saccager cette ascension spectaculaire de notre cher pays.

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